Mon premier triathlon M était celui de Paris en 2016 où Benoit avait terminé à une superbe 3ème place et moi plus loin en 2h39.
Pour 2018, ce triathlon de Paris est pour moi le deuxième de l’année (après le L de Mandelieu fin mai) mais déjà le dernier pour cause de changement de vie prévu en septembre.
Sur ce triathlon, le drafting en vélo est autorisé ce qui permet de faire de beau chrono. Pour ma part, faire moins de 2h30 serait une belle satisfaction et conclurait un bon bloc de forme acquis au stage à Sainte-Maxime et bien maintenu ensuite.
Comme l’année précédente, la natation se déroule dans le bassin de la Villette que j’ai découvert lors de l’Open Swim Stars de 2017. Il y a des algues et l’eau est un peu verte mais c’est quand même sympa de nager dans ce lieu où je m’entraîne fréquemment en vélo et en course à pied. La perceptive n’est pas la même du tout depuis l’eau.
La météo des derniers jours a fait grimper en flèche la température de l’eau qui passe de 22°C mesurée le samedi à 24,3°C dimanche matin. La combinaison est donc interdite mais ce n’est pas un mal car il fait déjà lourd à 8h30 lors du départ et la combinaison aurait entraîné une déshydratation précoce de beaucoup d’athlètes.
Sur ce triathlon de Paris, la logistique est presque la 4ème épreuve car la gestion des 2 parcs à vélo et des sacs de transition est assez lourde. De plus, le nombre de participant (approximativement 3500 avec les relais) fait que les zones de transition sont gigantesques.
La course:
J’arrive un peu en retard dans le parc à vélo mais je croise Camille et Erwan (#TeamBeija) qui feront tous les 2 une belle course. L’organisation a attribué les dossards par club avec quand même une séparation homme / femme (aller savoir pourquoi). Je me retrouve donc avec les copains du club pour préparer mon vélo et me rendre au départ natation à 1,5km de là. En chemin, nous assistons à la sortir de l’eau des Elites Hommes qui foncent vers leurs vélos. Un peu plus loin, ce sont les Elites Femmes que l’on aperçoit au milieu de leur parcours de natation avec Cassandre Beaugrand en tête (elle gagnera finalement la course).

On dépose nos sacs Streetwear dans le camion et on s’agglutine avec les autres participants pour être au plus proche de la ligne de départ. Pas de rolling start par niveau de nage, c’est premier arrivé/premier parti. Il fait déjà chaud et nous n’avons pas du tout le place de s’échauffer à sec. Il ne va pas falloir partir trop vite pour ne pas se cramer. Mon objectif était de partir dans une vague assez proche des premiers pour ne pas avoir à doubler trop de monde à vélo et de pouvoir accrocher des groupes de bons niveaux. On part avec Marine et Christophe juste derrière. Mon aisance à nager en groupe n’est pas bonne du tout et je préfère renoncer à l’aspiration en nageant seul. Je colle la gauche du tracé où il n’y a personne. Je respire en 2 coups à droite donc j’ai une bonne visu sur ce qu’il se passe et sur ma direction. Je ne suis pas trop dérangé même au niveau où le canal se resserre.
Je sors de l’eau en 37min05 (1128ème/2400), ce n’est pas brillant mais sans la combinaison c’est dans mes chronos entrainement. Je retrouve Christophe qui est déjà dans le parc à vélo mais je suis surpris parce que lors du stage à Sainte-Maxime, il était bien meilleur nageur que moi. Il me dira à l’arrivée qu’il a été bloqué par beaucoup de monde dans le paquet. Je suis content d’avoir choisi l’option solo.
Transition 1 rapide car il n’y a pas de combinaison à enlever. J’étais au tout début du parc à vélo, il me faut donc tout traverser avec mon sac Swim à la main et mon vélo de l’autre. Il y a beaucoup à courir jusqu’aux pompiers qui récupèrent nos sacs et la ligne de fin de T1. Bonne surprise, Virginie est là pour nous encourager ! Je monte sur le vélo mais je n’arrive pas à mettre mes chaussures qui étaient clipsées dessus. Je suis contraint de m’arrêter pour les mettre correctement avant de repartir (un axe d’amélioration pour le prochain M).
On m’avait parlé de la section pavée de ce début de parcours vélo mais je ne pensais pas que ça allait secoué à ce point-là. Il y a des gens partout, ça déraille, ça crève. J’essaie de rester au milieu pour éviter le verre sur les bords de la route. Après 2km, on arrive à Stalingrad sur le goudron et ça fait du bien. La priorité est de manger et boire rapidement. J’ai repéré le début du parcours la semaine précédente et je sais qu’il y a une montée dans Montmartre mais qu’ensuite il y a 4km de descente. Il faut donc faire l’effort dans cette montée, je double pas mal de personnes et fais même un Top 4 sur un segment Strava. Je sens qu’il y a des gens derrière moi et j’espère que l’on va pouvoir collaborer ensuite mais personne ne me double dans la descente. Les gens ne roulent pas bien, personne ne sert à droite, ça double de partout et la route n’est pas très bonne. On arrive rapidement sur la deuxième portion pavée du parcours au niveau de l’aller/retour sur l’avenue Foch. Il y a une partie goudronné dans le caniveau sinon ce sont des pavés assez inégaux. Ça secoue bien. Ensuite, on entre dans le bois de Boulogne où il y a une multitude d’aller/retour à faire pour faire de la distance. Je continue de doubler des participants. Je suis content de mon vélo qui réagit très bien à ces freinages aux niveaux des virages en épingles et des relances qui suivent. On arrive à l’anneau de Longchamp que l’on fait à l’envers. J’arrive à trouver un groupe pour me reposer un peu mais je le perds ensuite vers Roland-Garros. On arrive sur les quais, la tour Eiffel est en vue, il ne reste que 5km à faire. Il faut déjà se projeter sur la course à pied tout en restant concentré sur cette fin de parcours.
Je réalise un bon vélo, vu le temps que j’ai passé seul, en 1h03:12 (352ème/2400). La distance n’était que de 36km au lieu des 40 réglementaires. Je trouve ça dommage vu que le parcours annoncé en amont a été celui que l’on a réalisé, l’organisation aurait pu trouver 4km supplémentaires.
J’arrive en T2 sans connaitre mon emplacement car le parc n’était pas prêt samedi matin lors de la récupération de mon dossard mais Christophe m’a donné de bonnes indications sur le chemin de la natation et je trouve assez vite mon emplacement et mon sac avec mes chaussures est là. Ouf! Une T2 assez rapide et je pars sur le parcours de course à pied au bout de 1h46 de course à ma montre. 44min pour 10km ça doit passer.
Je démarre assez vite (4:11/km au 1er km) mais je n’ai pas l’impression d’être en surrégime. Virginie s’est téléporté et est encore là pour nous encourager. Je regagne le parcours principal et je me trouve nez à nez avec des touristes qui traverse la rue. Il y a beaucoup de monde sur le bord de la route et il est vrai que les bénévoles sont un peu débordé par ce flot de personne. La collision est inévitable malgré mes cris pour alarmer de mon arrivée. Je zigzag et je frotte pour traverser cette masse de touriste. Je relance vers le pont de Bir Hakeim où là je me rends compte que le parcours a été modifié. On aurait dû faire une grande boucle de 6km et une petite de 4km mais là, c’est un peu l’inconnu niveau distance. Nous traversons l’île aux Cygnes où la descente des quelques marches tire bien sur les mollets. On ressort au niveau de la statut de la Liberté et on passe devant la maison de Radio France. On longe les quais pour passer devant le Trocadéro pour faire demi-tour au pont de l’Alma. J’arrive près de la ligne d’arrivée à la fin du deuxième tour, au ravitaillement, avec 6km à la montre et déjà 26min au compteur. Il faut faire une croix sur le sub-2h30 car je n’ai aucune idée du nombre de kilomètres restant mais je sais qu’en 20min je ne pourrai pas refaire cette même boucle. La chaleur est de plus en plus présente. Je préfère perdre un peu de temps au ravitaillement pour bien boire et m’asperger. C’est parti pour le deuxième tour, je double Marine qui se préserve pour son L de la semaine suivante. Je commence à coincer vers le 8/9ème km. Je cours avec des retardataires qui sont dans leur premier tour donc je suis sur un faux rythme trop lent. Je me force à doubler. Une fois le point de l’Alma passé, je sais qu’il ne reste plus grand chose pour en finir, je relance sur le dernier km et finit sur le stade en sprint. 49:41 pour 11km à la montre (256ème/2400).
Temps final: 2h35min59 (320ème/2400)
Mon retard en natation (15min plus lent que les meilleurs) a été comblé par un beau vélo (5min plus lent que les meilleurs) et une course à pied (10min plus lent que les meilleurs) où j’ai moins craqué que les autres concurrents. Je suis content de cette course surtout après un mois de modification alimentaire lié au Whole30.
C’était mon dernier triathlon sous les couleurs du NST.
Prochain rendez-vous, le Paris-Versailles le 23 septembre.




