Calp 2017

Après avoir axé mon début d’année 2017 à m’améliorer en course à pied (40min32 sur 10km et 1h34min34 au semi de Paris sous le déluge), j’avais prévu de faire un stage d’entrainement à Calp en mars pour lancer ma saison de triathlon.

J’ai loué un vélo sur place. Cela permet de faire des économies sur le transport de son propre vélo (jusqu’à 100€ de supplément pour un aller simple en avion) et d’essayer de nouvelles technologies. J’ai donc pu tester les freins à disque sur un vélo de route et j’ai trouvé ça très sécurisant en descente.

J’avais préparé mes itinéraires à l’avance. J’avais donc choisi, pour le premier jour, une sortie de 90km pas trop dure sur le papier. Il y a eu énormément de vent pendant les 5 premiers jours et j’ai eu le droit à 2 routes barrées pour éboulement lors de cette première sortie. Je suis rentré rincé et j’ai compris que je n’avais pas assez travailler mon endurance ces derniers mois. J’ai donc revu mes objectifs à la baisse pour ne pas me faire trop mal, surtout que j’étais seul.

Voici donc le résultat de cette semaine de balade autour de Calp:
– 385km de vélo et 6700m de dénivellé positive
– 20km de course/marche

Dimanche: tour du lac artificiel (pour cause de barrage) de Castell de Guadalest

Pause bocadillo/Coca à Beniardà

Vue sur Polop sur le chemin du retour

Passage au Mirador Monte Toix pour avoir la belle vue sur Calp

Lundi: Orage toute la nuit et durant toute la journée. J’ai juste fais un tour en courant lorsqu’il s’est arrêté de pleuvoir en fin de journée

Mardi: Il y avait encore un très fort vent du nord-est, j’ai donc décidé de me diriger le long de la côte vers le nord pour avoir le vent dans le dos au retour. J’ai commencé par monter le Puig de la Llorença/Cumbre del Sol (3,6km à 9,6%) qui sera l’arrivée de l’étape 9 du tour d’Espagne 2017. Il y avait un passage à 22% au départ qui m’a bien cassé les jambes…

Cap de la Nau

Mercredi: Je suis allé monter un des cols incontournables de la région, le coll de Rates (6,5km à 5%). En redescendant, la vallée était très jolie avec ses cultures d’oliviers en terrasses.

En rentrant, je suis allé courir sur le sentier du littoral puis j’ai gravi le Peñón de Ifach jusqu’à ce que l’ascension ne devienne trop dangereuse.

Jeudi: J’ai fait un tour dans la Sierra de Bernia et je suis passé par Xaló avec son église et son dôme bleu.

Vendredi: Autre col classique de la région, le Val de Ebo (7,8km à 6%) et sa route sinueuse.

 

Conclusion: si je m’étais un peu plus préparé physiquement et sans cette tendinite à l’épaule, je me serai bien baigné en combinaison dans cette eau à 15°C 😉

Bilan Tenerife 2015

Les chiffres :

  • 1 homme
  • 1 vélo
  • 1 île
  • 6 jours
  • 19h de durée de déplacement
  • 400km parcourus
  • 10600m de dénivelé positive

Du point de vu de la quantité de montée, il suffit de voir le graphe ci-dessous de mon récapitulatif par semaine sur 12 mois glissants pour comprendre. Le premier pic correspond à mon week-end à Nice en mars, le second au mont Ventoux en septembre et les 2 dernières barres à cette semaine à Tenerife. Je pense qu’on peut maintenant dire que l’île de France est plate comme une pizza.

D+


Du point de vu du vélo, cela n’a rien à voir avec celui que j’ai à Paris.

Les 11 vitesses de la cassette permettent d’être toujours à la bonne cadence de pédalage et donc de ne pas forcer ou mouliner.

Les 7 ou 7,5kg du vélo aident vraiment à monter (quand on a déjà enlevé les kilos superflus sur le pilote bien sûr), je n’ai pas eu l’impression d’avoir été gêné dans ma progression. De même, lors de mes tests d’accélération, on arrive assez vite à 50km/h sans trop s’en rendre compte.

Le fait de n’avoir que 2 plateaux a ses avantages, on peut croiser la chaine et donc faire de courtes montées en 52×28 sans problème, cependant, cela limite a un ratio minimum à 34×28 (dans le cas d’un compact) ce qui peut se révéler juste pour de longue montée (+ de 1h d’effort). Sur les derniers kilomètres de la montée du Teide, un ratio inférieur m’aurait permis de ne pas être bloqué à 8km/h à 50 ou 60 rpm parce que je n’avais plus de jus.


PS: Les gants c’est bien pour les chutes mais on repassera pour les lignes de bronzage…

main

Faro del Porís

Last day but not least!

Le but de cette sortie était d’aller jusqu’au phare de Porís en passant par la seule route possible à vélo, la TF-28.

Le début est identique à la sortie du premier jour mais j’ai cette fois-ci continué vers le nord-est de l’île jusqu’à Villa de Arico. Cette partie de l’île n’est pas protégée par le Teide et donc, est très exposée aux vents. C’est pour cette raison que l’on trouve des champs d’éoliennes ainsi que de panneaux solaires lors de la descente jusqu’à Porís de Abona par la TF-627.

Le champ de panneau solaire:

panneauSolaire

Les éoliennes avec à l’horizon, la silhouette de l’île voisine de Gran Canaria:

eoliennes

Enfin, le phare:

phare

Panorama de la baie de Porís de Abona avec El Teide sur la gauche:

baie

Sur le retour, j’ai fait un détour par La Escalona, histoire de remonter une dernière fois sur le Teide et de passer au dessus des 1000m d’altitude.

Los Gigantes / Masca / Valle de El Palmar

Voici le programme de la journée: des kilomètres, des paysages et beaucoup de montée…

Les 30 premiers kilomètres ne sont pas passionnants, il faut longer l’autoroute pour pouvoir récupérer la route TF-47 jusqu’au pied des Gigantes. On traverse énormément de plantation de bananes qui sont recouvertes de filet pour éviter le pillage par les oiseaux.

Concrètement, Los Gigantes c’est Etretat mais en pierre volcanique et non en calcaire (200m de hauteur quand même):

LosGigantes

Plus sérieusement, c’est une partie du massif montagneux du Teno que nous allons gravir ensuite.

En arrivant à Santiago del Teide, il y avait messe avec la porte ouverte:

eglise Santiago del Teide

En continuant de monter, on arrive enfin autour du village de Masca qui est niché au milieu du Teno.

Côté pile:

Masca1

Côté face:

masca2

Finalement, on arrive sur le haut de la vallée de El Palmar avec son monticule reconnaissable qui est en faite, une ancienne carrière (cliquez pour voir le panoramique en grand):

elPalmar

Puis demi-tour pour rentrer par la même route. Le gros morceau de la journée fut l’ascension de 4km à 11% entre Masca et la Cumbre où je me suis rendu compte que j’avais bu quasiment 3,5L en 4h et qu’il restait 40km à faire. Petite journée à la fraiche quoi!

Comme le temps était dégagé, j’ai pu apercevoir sur le chemin du retour l’île voisine de la Gomera qui à l’air toute aussi plate que Tenerife…

Pour finir, petite vue depuis ma terrasse avec le Teide tout en haut à gauche sous le nuage:

Teide

Samedi tranquille

Début de journée par un bain de mer avec drapeau orange à cause des vagues. Le sable est ici noir à cause du volcan.

plage

Ensuite, sieste pour se mettre à l’heure espagnol puis easy ride d’1h pour la récupération active.

Je suis monté jusqu’à la ville d’Adeje et le début des circuits pédestres Barranco del Inferno qui sont fermés actuellement à cause des éboulements de pierre.

barranco

Au passage, je fais 5ème sur 74 sur le segment de 300m à 13% montant jusque là. Normal pour un jour de repos…

PS: Fluctuat nec mergitur  #PrayForParis